... le 9 juillet 2005 à Montpezat

Quoi?!

Eh non, ce n'est pas un poisson d'avril qui aurait bu l'eau des nouilles. Fini de rire, comme dirait Jacques Lacan. Nous confirmons la rumeur qui circule depuis quelque temps déjà: oui, nous nous marions! Ceux qui nous connaissent resteront probablement sous l'empreinte de la persistante et sournoise impression que nous avions chacun des idées quelque peu arrêtées sur la notion de mariage, qu'une discussion sous la couette, à cinq heures du matin, a tout bonnement pulvérisées. «Eh Julie, t'en penses quoi du mariage?» - «Mouais. A moins que ça ressemble à une grosse rave dans la garrigue...» - «Hmmm... on se la fait cette grosse rave?» - «Oui d'accord.» On se connaissait depuis environ deux semaines.

«The rest is rave...» (William Shakespeare, Hamlet, VI.3)

Pourquoi?!

La première fois que j'ai emmené Julie au marché de Calvisson, je savais déjà qu'elle était la femme de ma vie. N'importe quelle autre fille se serait sauvée à la perspective de se taper vingt bornes en vélo pour aller faire les courses au marché, le tout de surcroît sur un vélo de rechange passablement inconfortable. Julie a courageusement enfourché la bête, et mon marchand de légumes était surpris de voir «le brave cycliste» («brave» veut dire «gentil mais un peu fada» en patois gardois) en compagnie féminine. Je lui ai expliqué un peu gauchement que, effectivement, désormais, le cycliste avait trouvé une cycliste. Sur quoi mon primeur a toisé Julie de la tête aux pieds, a émis un petit sifflement entre les dents et a conclu: «Té, ça vaut le coup de pédaler, cong!»

Quelques semaines auparavant, quelque part dans le no man's land industriel entre Fos-sur-Mer et Martigues. «C'est nul les sites de rencontre» m'avait dit Serguei, et je voulais bien lui donner raison, là, à cent-quarante à l'heure sur ce tronçon d'autoroute désolé, la moto fouettée par le vent et une pluie glaciale. On était en Janvier, et la radio annonçait une alerte au grand froid niveau deux. Et tout ça parce que j'avais cliqué sur ce sourire prometteur et que le sourire en question m'avait répondu, par mail, par téléphone... et maintenant m'avait filé un rencart à Marseille. Oui mais ô combien doux le moment lorsque Julie m'a proposé de me réchauffer chez elle, devant un vrai feu de cheminée. En plein centre ville, ça existe encore, les feux de cheminée?

Depuis ce jour mémorable, nous ne nous sommes plus quittés... et nous ne voulons plus nous quitter. Une petite carte de visite pour ceux d'entre vous qui ne la connaissent pas encore: Julie est anthropologue, et à part le fait que son Bac+9 me f*** parfois des complexes, elle lit couramment le sanscrit, forme des travailleurs sociaux, écrit (et publie) des bouquins sur les ghettos arméniens et des thèses sur les identités en construction des immigrés à Marseille. Et puis elle est très drôle et elle écoute de la bonne musique (à fond le matin) et elle cuisine comme un grand chef et elle est jolie et douce et... et je l'aime. (Nico)



Nicolas venait de faire 150 km sur sa moto sous la pluie pour me rencontrer. Il était trempé et transi de froid. Je lui ai proposé un feu de cheminée, un thé avec des biscuits au sésame et une paire de chaussettes sèches. Il a dit oui.

Bien qu'un peu impressionnée par le bonhomme, je me sentais bien et de mieux en mieux. Nous avons commencé par partager de la musique, du chocolat noir à l'orange et un tas d'histoires respectives sur différents thèmes choisis du genre: «T'as déjà vécu telle situation?». J'avais le sentiment de déjà le connaître, en tout cas, tout allait de soi et tout allait bien. Une alchimie. Je crois bien que je l'aimais déjà. Intuitivement ce jour là je savais, et je ne me suis pas trompée. Nicolas a d'abord plein de qualités humaines: généreux, attentionné, altruiste, plein d'humour et d'une humeur toujours bonne et ponctuée d'un rire explosif, expansif, parfois surprenant mais toujours amusant et surtout contagieux. Du bonheur. Des qualités intellectuelles aussi, et pas peu. Nicolas est un passionné qui passionne, de littérature, de psychanalyse, d'informatique, sans faire dans la culture confiture. Voilà Nicolas: un amour de gars, une tête bien faite, le tout dans un corps d'athlète...

Avec le temps, j'ai découvert un Nicolas tout en paradoxe plutôt harmonieusement dosé. Homme et enfant, grand balèze fragile, sûr et hésitant, posé et turbulent, à l'écoute et dans sa bulle, un peu brusque mais très doux, discipliné et bordélique, amateur de boustifaille et gourmet...

Oui, je veux lui dire «oui» le 9 juillet prochain! (Julie)



Et donc?!...

Et donc vous êtes tous cordialement invités à la grande fête qui aura lieu le 9 juillet. Rendez-vous à 11 heures à la mairie de Montpezat, où Monsieur le Maire nous unira civilement. Une fois les alliances échangées, nous emprunterons le petit chemin de garrigue qui sent bon le thym et le romarin et qui mène droit à notre maison. Pensez à prendre vos chapeaux, parce qu'il fera beau sans doute! Ainsi vous serez frais et dispos pour le début des festivités, et quelles festivités! Nous prévoyons pour cette grande et unique occasion, outre le boire et le manger à souhait, de la musique «live» et un Sound System qui déchire sa mère! Quarante-huit heures sans débander! Strip-tease de gladiateurs et combats de Chippendales en option.





Où ça?

Pour ceux qui ne le savent pas: Montpezat se situe dans le Sud de la France (cf. carte ci-contre), à 40 km de Montpellier, 20 km de Nîmes et 10 km de Sommières.



Petit topo des lieux pour vous y retrouver (cf. carte ci-dessous):





Hébergement

Tout d'abord, un avis aux amateurs de camping. Nous disposons de près de quatre hectares de terrain, avec des prés en terrasse et un panorama pas dégueulasse (cf. photo ci-contre). Si l'idée de planter votre tente à l'ombre d'un figuier ou d'un micocoulier vous plaît, soyez les bienvenus. Et si ça vous dit de dormir à la belle étoile, pensez juste à prévoir un duvet. L'option camping-car est également envisageable.

Quant à ceux qui préfèrent le confort d'une chambre d'hôtel: Vu que vous venez tous d'un peu loin, que c'est l'été, qu'on sera nombreux et que les établissements de la région risquent d'être pris d'assaut, on vous fournit une liste passablement exhaustive des hôtels et gîtes du coin.

Sommières (F-30250)

Saint-Mamert-du-Gard (F-30730)

Saint-Côme (F-30870)

Nîmes (F-30000)


Sur ce...

On a entendu dire qu'il se devait d'établir une liste de mariage. Faut dire qu'on a déjà pas mal de vaisselle à la maison, et avec Julie qui vient d'emménager à Montpezat, non contents d'avoir tous nos ustensiles en double, l'idée de nous retrouver avec trois robots et quatre presse-citrons électriques irait à l'encontre de notre fond d'idéaux écologiques. D'un autre côté, il est vrai que le potentiel d'enrichissement immédiat a de quoi nous laisser rêveurs... mais hélas, nous attendons vainement qu'un éclair divin vienne lever les ténèbres obnubilantes de notre indécision: déposer une liste chez Honda France? Jardiland? X Center? Castorama? Allez savoir. Donc, pas de liste de mariage. Tant pis.


La famille

Emilie et Jacques Lioré
13, rue La Fertalière
F-17137 L'Houmeau
FRANCE

Tél.: (+33)5 46 50 81 15

Helga et Gabor Kovàcs
Lazarettgasse 1/15
A-1090 Wien
AUTRICHE

Tél.: (+43)1 408 74 35


Nous

Julie Lioré et Nicolas Kovacs
Le Mas d'Aurouge
F-30730 Montpezat
France

(+33)4 66 63 10 32
(+33)6 64 94 05 08

ju.li@freesbee.fr (Julie)
contact@kikinovak.net (Nicolas)

Si vous nous faites la joie de venir, prévenez-nous dès que possible, et au plus tard le 31 mai 2005, par mail ou au téléphone.